Le président angolais plaide pour la réforme du système judiciaire

Luanda, Angola (PANA) - Le président angolais, José Eduardo dos Santos, a plaidé vendredi, pour la réforme du système judiciaire du pays afin de consolider son indépendance et d'implanter une lutte efficace contre les différentes formes de criminalité. José Eduardo dos Santos s'exprimait à l'ouverture de la 3ème Conférence nationale de son parti, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA, au pouvoir), qui se déroule jusqu'au samedi à Luanda, et à laquelle prennent part 1.500 délégués venant des 18 povinces du pays.

"Il faut réformer et renforcer le secteur juridique et judiciaire angolais, sur les plans structurel et instrumental, dans le but de construire une société orientée par des principes de bonne gouvernance, de légalité et de justice", a-t-il déclaré.

Selon lui, la finalité de cette réforme est de renforcer le système d'administration de la justice, le système correctionnel, de consolider l'indépendance, d'exécuter un système et une organisation effectifs de lutte contre les différentes formes de criminalité et de garantir la protection des droits de l'homme définis par la Constitution.

Garantir la protection des droits des groupes surtout vulnérables (femmes, enfants et jeunes, vieux, citoyens handicapés), viabiliser la gestion financière du système de justice, construire une architecture adéquate avec des objectifs de réforme et assurer aux citoyens l'accès aux services légaux de qualité sont aussi des objectifs de la réforme plaidée par le chef de l'Etat angolais.

En reconnaissant la crise de la situation actuelle de ce secteur illustrée par une "évidente pénurie de ressources humaines et d'infrastructures", Eduardo dos Santos a relevé que le fait que la justice soit en retard et incertaine affecte l'efficacité, l'effectivité et la crédibilité du système, ainsi que "l'accès des citoyens et des agents et investisseurs économiques qui en ont besoin et qui lui font recours".

Parmi les principes de bonne gouvernance, a-t-il dit, "on ne doit pas négliger la lutte contre la corruption et le trafic d'influence, du fait de son impact nocif sur le fonctionnement normal des institutions publiques et privées du pays et, principalement, sur l'éthique et la morale publique, occasionnant des pratiques qui portent préjudice aux intérêts des citoyens et souvent aux intérêts nationaux".

A ce propos, Dos Santos a aussi souligné que les réformes doivent être étendues aux forces de défense et de sécurité, donnant une "attention particulière à la police nationale et d'investigation criminelle, du fait de sa plus grande proximité avec la vie des citoyens qui réclament leur sécurité et leur protection". "La police nationale doit renforcer ses capacités du point de vue organisationnel et technique, de manière à accomplir ses obligations dans le domaine de la sécurité publique, de la lutte contre la criminalité, de la sécurité routière, de la protection des biens publics et privés, de la garantie de l'ordre et du respect de la loi", a-t-il soutenu.

Par ailleurs, a-t-il indiqué, la liberté d'expression, d'association et de création exercée de manière responsable, selon la loi, le travail dévoué des citoyens dans tous les domaines et le bon fonctionnement de la justice "sont les conditions essentielles pour renforcer la démocratie et le développement". La 3ème Conférence nationale du parti majoritaire angolais doit se pencher fondamentalement sur la stratégie électorale de cette formation politique et son programme de gouvernance dans la perspective des prochaines élections législatives annoncées pour septembre de cette année.

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